lundi 1 décembre 2008

Rèves d'enfant

Tu la voyais pas comme ça ta vie, Pas d'attaché-case quand t'étais p'tit, Ton corps enfermé, costume crétin, T'imaginais pas, j'sais bien. Moi aussi j'en ai rêvé des rêves. Tant pis. Tu la voyais grande et c'est une toute petite vie. Tu la voyais pas comme ça, l'histoire : Toi, t'étais tempête et rocher noir. Mais qui t'a cassé ta boule de cristal, Cassé tes envies, rendu banal ? T'es moche en moustache, en laides sandales, T'es cloche en bancal, p'tit caporal de centre commercial. {Refrain:} Tu la voyais pas comme ça frérot Doucement ta vie t'as mis K.-O. T'avais huit ans quand tu t'voyais Et ce rêve-là on l'a tous fait Dentelle première et premier chapeau C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Tambour binaire et premier sabot C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Dansant Quimper ou Landemau C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Soufflant tonnerre dans du roseau C'est pas toi qui y es Dans le bagad de Lann Bihouë Tu la voyais pas comme ça ta vie, Tapioca, potage et salsifis. On va tous pareils, moyen, moyen... La grande aventure, Tintin, Moi aussi, j'en ai rêvé des cornemuses. Terminé, maintenant. Dis-moi qu'est-c' qui t'amuse ? Tu la voyais pas ici, l'histoire. Tu l'aurais bien faite au bout de la Loire Mais qui t'a rangé à plat dans ce tiroir, Comme un espadon dans une baignoire ? T'es moche en week-end, tes mioches qui traînent, Loupé capitaine, bateau de semaine d'une drôle de fête foraine. (Alain Souchon)


Moi, je rèvais d'être écrivain ou danseuse étoile...

jeudi 6 novembre 2008

Enorme


Je suis énorme! J'attends des septuplés.

Je ne peux plus bouger. Je reste là, sur mon lit, toute la journée. Comme une baleine échouée...

Je ne vois plus mes pieds. D'ailleurs, ai je encore des pieds? Je ne peux plus marcher.

Et mes seins! Comme des ballons d'hélium. Prêts à délivrer leur 14 litres de lait par jour. Je me vois avec ces 7 bébés, pendus à moi à l'heure de la tètée. Interminable, la tètée...

Je les sens dans mon ventre. Sept petits foetus, la tête en bas. Bien alignés, en rang serrés. Qui me donnent des coups de pieds.

Plus tard, j'installerai leur chambre à côté de la mienne: sept petits lits.
Comme dans Blanche-Neige...

jeudi 16 octobre 2008

La 6è vie d'un chat


Comme je suis un chat, j'ai neuf vies. j'en suis à la 6è. Je suis content, il m'en reste encore 3.

J'aime bien ma 6è vie. Un peu pantouflarde peut-être (je crois que je suis trop gros) mais je suis heureux. Ma maîtresse est gentille. Et en plus, elle est jolie: on croit que les chats s'en fichent mais moi, j'adore la regarder quand elle se balade en petite culotte, elle a de belles jambes.

Elle lit beaucoup. Elle a bon goût, c'est une femme intelligente. J'adore grimper sur son épaule, poser mes pattes sur sa poitrine, ma tête sous son menton et lui caresser les joues avec mes moustaches (je me fais un peu réprimander mais ça me fait toujours rire). Et puis, je lis avec elle. Bien sûr que les chats savent lire! Enfin, les autres, je ne sais pas. Mais moi, oui. Depuis ma 2è vie. Avec une prof de français qui donnait des cours particuliers tous les soirs et le samedi après-midi.

J'aime bien le cinéma aussi. Mademoiselle n° 6 est très cinéphile. Elle adore les films japonais. En VO s'il vous plait. Là, j'avoue, je ne comprends rien... Je regarde juste les images. Mais ça ne me dérange pas. je suis très facile à vivre, en fait.

J'adore mon 6è appartement. Sous les toîts de Paris. Au dernier étage. Parfois, je me fait peur, je passe la tête à la fenêtre, et même les pattes de devant sur le rebord : c'est haut!

Elle est vraiment chouette ma 6è vie.

Ce n'est pas comme la 5è. Ma maîtresse n'était pas méchante mais qu'est ce qu'elle était bête!

C'est vraiment dur de vivre avec des gens bêtes! Oh lalaaa! Elle parlait tout le temps. Elle me racontait tout de sa petite vie insignifiante, ne m'épargnais aucun de ses avis stupides. Je n'en pouvais plus!

Alors un jour, j'ai décidé de m'enfuir: j'ai filé entre ses jambes quand elle ouvrait la porte. Elle avait les bras chagés de courses (elle avait sans doute encore acheté ces horribles boîtes de pâté pour chat immangeables) et elle n'a pas pu me retenir.
J'ai eu de la chance car les voisins du dessous rentraient aussi au moment où j'arrivais près de la porte d'entrée (j'avais oublié qu'il y aurait encore une porte!). Et je me suis retrouvé dans la rue. Ouf!

Je n'ai pas profité longtemps de ma liberté: après 10 minutes, je me suis fait chopé par une voiture. Mais je m'en fichais: j'avais encore 4 vies. Et je sentais bien que la suivante serait meilleure.

Maintenant, je fais gaffe. Je ne sors plus. J'aime trop ma 6è vie.
Il faut que je vous avoue: je crois que je suis amoureux de ma maîtresse. Mais chuuut!....

lundi 15 septembre 2008


J'ai perdu ma valise.

Et mon âme était à l'intérieur...

J'ai froid.

Je serre ma tasse de thé entre mes mains pour me réchauffer.

Un thé vert japonais.

Je ferme les yeux. J'en avale une gorgée brûlante. Et je voyage.

Je me réchauffe...


(photo volée sur lejapon.com)

jeudi 11 septembre 2008

Etre une bonne mère. Ou pas.

Comme d'hab, image d'origine inconnue...


Suis je une bonne mère?

Mais non, évidemment! C'est tellement difficile. Tous les jours, je sens que je fais mal. Tous les jours, la vie ruine mes bonnes intentions.

Souvent que je me dis que ce n'est pas important, que ce qui compte, c'est d'aimer. Mais trop d'amour blesse aussi. Et on peut aimer mal.

Et puis, ce serait trop facile.Il faut éduquer aussi. Les enfants ont besoin d'autorité, ma bonne dame! Mais à quelle dose? Et comment?

Et si, de nature, on en a pas?

Souvent, on les frustre, c'est inévitable.

Frustrer les enfants, ça les forme. Parfois. Mais si on ne le fait pas exprès, est-ce que ça vaut? Et puis, toutes les frustrations sont elles nécessaires? (même celles qu'on impose par négligence ou par paresse?)

Et la culpabilité? Est-ce que c'est sain? Est-ce que j'en fais trop?

Voilà où je voulais en venir: demain, mon fils expose à l'école. Oui mais demain justement, je ne suis pas libre. Or d'habitude, le vendredi après-midi, je suis libre. Mais pas demain.

Il est déçu évidemment. Aurais-je dû annuler le déjeuner chez mon ancienne collègue? A la dernière minute (c'est une expo surprise, les instits ont toujours des idées géniales!). Et la laisser en plan avec ses petits plats? Ai je bien fait de préférer ma collègue à mon fils?

Je ne sais pas. Mon fils boude ("maman est trop méchante"). Et moi, je m'en veux.

N.B.: sur un plan purement pratique, j'aurais dû laisser tomber ma collègue. Je ne la vois plus beaucoup, je ne l'entendrais même pas râler. Tandis que le fiston...

lundi 8 septembre 2008

Nadja


"elle est comme le coeur d'une fleur sans coeur."

André Breton. Nadja.


J'aime bien cette phrase.
Je ne la comprends pas vraiment. Mais j'aime bien.
Je ne sais plus où j'ai volé cette photo...

jeudi 28 août 2008

Couleur du jour...


Aujourd'hui, c'est gris.
Moi, je voulais bleu.
Dehors: ciel gris, lumière triste, pas très chaud...
Ne nous avait-on pas promis le soleil?
Il est déjà fini, l'été...?
J'adore l'image ci contre. Mais je ne sais plus d'où elle vient...

lundi 25 août 2008

premier jour au stage d'été...




Il a dix ans.

Des fois, il croit qu'il est grand. Mais aujourd'hui, il se sent tout petit.



Et le monde est hostile.



Il entre. La salle est immense. Le bruit est infernal. Au moins 500 enfants qui courent et qui hurlent. Il le sait: les enfants sont méchants parfois.



Surtout ne pas serrer la main de sa mère...

Crédit photo: je ne sais plus. Désolée...

jeudi 21 août 2008

Humeur du jour: moche*


Crédit photo: je ne sais plus...

Hier, je suis allée chez le coiffeur.

Aïe!!!

Mon nouveau look est à mi-chemin entre le yanomami (pour la frange) et le caniche royal (pour les longueurs).

Merveilleux...
(* C'est bête: ce genre de chose me touche. Suis je donc une fille superficielle?)

mercredi 20 août 2008

Temps... pis!




Et si je lui accrochais un fil à la patte ? Je le tiendrais très très fort, je le maintiendrais près de moi. Le plus près. Q’il ne puisse pas s’envoler.

Ou alors, je l’enfermerais dans une cage ? Ou mieux dans une boîte. Sans aucun trou, de préférence. Et bien fermée. A double tour. (mais dans ce cas, pourrais je encore le prendre quand j’en aurais envie ?)

Le mieux serait peut être de le coincer dans ma poche. Dont de fermerais les boutons. Mais je pourrais y glisser ma main quand je voudrais le toucher.

Et ne serait-il pas encore préférable de le tenir fermement des deux côtés et de tirer dessus?Tiiiirez. Tirez très fort pour l’allonger. Car le problème, c’est qu’il est toujours trop court.

Ou m’asseoir dessus pour l’aplatir et bien l’étendre de tous les côtés?

Et si je cassais tout simplement ma montre pour qu’il s’arrête ? Mais non, j’ai déjà essayé, ça ne marche pas…

Je ne parviens pas à le maîtriser. Le temps glisse sur moi, il file, il file et ne s’arrête jamais.

Le tuer peut-être ? Parfois j'ai l'impression que je ne fais que ça…

mercredi 25 juin 2008

A petites foulées...

Je ne croyais pas que ce serait si difficile...

Je me doutais bien que j'aurais du mal à trouver le temps d'alimenter mon blog. Mon rapport au temps est tellement difficile,mes journées font un quart d'heure, j'ai du mal à gérer... La, je savais que j'allais ramer.

Mais je ne pensais pas que j'aurais tant de mal à écrire. Même pas un problème de sujet à trouver. Ca, à la limite, ça va: des idées, j'en ai plein. Mais, c'est l'écriture elle=même qui est difficile. Quand je réfléchis à ce que je voudrais écrire, les phrases ne viennent pas. Ou ce qui vient est tellement nul, mal rédigé...

Je me disais que j'allais écrire des textes tous simples au début, pas de la vraie littérature bien sûr, j'allais juste écrire pour écrire... Mais je croyais vraiment que ça coulerait tout seul. Et que ça ne serait pas génial mais quand même lisible.

Mais peut=être que pour l'écriture, c' est un peu comme pour le jogging: il faut s'entraîner. Les premières fois qu'on chausse ses baskets, on court n'importe comment, on est essouflé après 100 mètres. Il faut plusieurs sorties avant que la foulée ne soit fluide et la respiration régulière. Et il faut quelques kilomètres dans les jambes avant d'attaquer un marathon.

Sans doute est=il normal qu'au début, mon écriture soit gauche, qu'elle manque de souffle, que mes phrases soient trop longues, irrégulières ... et ampoulées, comme les pieds du nouveau jogger. Mais après un peu d'entrainement, des dizaines de lignes, des tas de petits textes, je trouverai peut=être une vitesse de croisière et je me sentirai plus en forme. Pour écrire des choses dont je n'aurais pas trop honte.

Lors de sa première sortie, le jogger se sent un peu bête avec ses nouvelles chaussures de sport trop raides. Il rase les mur et n'est pas fier de son souffle court et de ses joues trop rouges.

Je suis un peu dans le même état d'esprit....

Mais je vais essayer de m'accrocher. Et dans 6 mois, à moi, les jeux olympiques?

lundi 16 juin 2008

"Qu'est ce que j'peux mettre? J'sais pas quoi mettre"


"Qu'est ce que j'peux faire? J'sais pas quoi faire. Qu'est ce que j'peux faire? J'sais pas quoi faire. Qu'est ce que j'peux faire? J'sais pas quoi faire"

Anna Karina, dans "Pierrot le fou".
J'ai été cinéphile dans une autre vie.

J'adore cette scène.

Je me la rejoue souvent, le matin, devant ma garde=robe. "Qu'est ce que j'peux mettre? J'sais pas quoi mettre. Qu'est ce que j'peux mettre? J'sais pas quoi...". Et je fais les cent pas, comme la belle Anna, devant mes piles de pulls et mes tringles pleines de robes et de jupes.

vendredi 13 juin 2008

jeudi 12 juin 2008

L'heure du doute...

J'ai un doute, tout d'un coup...
Et si nanigoto, ça ne voulait pas dire n'importe quoi?

Je viens, en effet, de lire, sur le site Tripadvisor les commentaires sur un lodge où je voudrais aller cet été. Ils étaient traduits de l'anglais ... et totalement incompréhensibles! Que valent ces sites de traduction gratuits sur internet? Comme je ne connais pas (encore) le japonais, j'ai évidemment utilisé un de ces traducteurs, pour trouver le nom de mon blog. Mais peut-être que que ça ne veut pas du tout dire ça en fait...

J'ai d' autres doutes aussi: vais je m'y tenir, à ce blog?

Et puis, est-ce que ça vaut la peine?

Au départ, l'idée, c'était de m'obliger: m'obliger à écrire, à inventer, à réfléchir... Mais est ce que ça vallait la peine d'en faire un blog? Un simple carnet aurait suffit. Mais le carnet, j'étais sure que je ne m'y tiendrais pas. C'est pour ça que j'ai pensé au blog.

Pourtant, ça fait une semaine que Nanigoto est ouvert et je n'ai encore quasiment rien écrit...

En fait, c'est bizarre d'écrire sur un blog. Je sais que je pourrais être lue. Je pourrais. Et je l'espère sans doute. Mais quelque part aussi, je ne vois pas qui viendrait le lire... (surtout à ce stade). Alors, je ne sais pas quoi écrire. Ni comment.

Quoi? Pas trop d'intime, je suis pudique. Pas de grandes leçons, je ne suis pas compétente. Seulement quelques réflexions personnelles alors. Plus ou moins intéressantes. Souvent moins. Comme la plupart des bloggers, quoi.

Comment? On n'écrit pas pareil quand on craint (espère?) avoir un "public" (waouw, quel grand mot!) que quand on écrit dans son journal intime. Alors, je pourrais m'adresser à vous et vous parler directement, chers milliers de lecteurs quotidiens. Ou bien me prendre pour une journaliste, sur le ton d'une éditorialiste de Cosmo. Au risque d'être ridicule...

Enfin, pour l'instant,le but avoué, c'est d'écrire. Ecrire pour écrire. N'importe quoi (d'où le titre). Pour me forcer. Pour me "chauffer", m'entraîner... Pour le plaisir tout simplement.

En attendant, espérons que personne ne tombe sur ce blog (par hasard, forcément ...)

Patientez un peu, quoi, que je devienne un vrai écrivain!

lundi 9 juin 2008

Pfffff... c'est vraiment n'importe quoi!!!

vendredi 6 juin 2008

Nanigoto, ça veut dire n'importe quoi en japonais. Enfin, je crois... (en fait, je ne parle pas japonais)

J'ai choisi ce nom parce que j'aime bien le japonais.
Et parce que je crains d'écrire n'importe quoi... (comme beaucoup de gens finalement).

Voilà.

NANIGATO

n'importe quoi...