jeudi 16 octobre 2008

La 6è vie d'un chat


Comme je suis un chat, j'ai neuf vies. j'en suis à la 6è. Je suis content, il m'en reste encore 3.

J'aime bien ma 6è vie. Un peu pantouflarde peut-être (je crois que je suis trop gros) mais je suis heureux. Ma maîtresse est gentille. Et en plus, elle est jolie: on croit que les chats s'en fichent mais moi, j'adore la regarder quand elle se balade en petite culotte, elle a de belles jambes.

Elle lit beaucoup. Elle a bon goût, c'est une femme intelligente. J'adore grimper sur son épaule, poser mes pattes sur sa poitrine, ma tête sous son menton et lui caresser les joues avec mes moustaches (je me fais un peu réprimander mais ça me fait toujours rire). Et puis, je lis avec elle. Bien sûr que les chats savent lire! Enfin, les autres, je ne sais pas. Mais moi, oui. Depuis ma 2è vie. Avec une prof de français qui donnait des cours particuliers tous les soirs et le samedi après-midi.

J'aime bien le cinéma aussi. Mademoiselle n° 6 est très cinéphile. Elle adore les films japonais. En VO s'il vous plait. Là, j'avoue, je ne comprends rien... Je regarde juste les images. Mais ça ne me dérange pas. je suis très facile à vivre, en fait.

J'adore mon 6è appartement. Sous les toîts de Paris. Au dernier étage. Parfois, je me fait peur, je passe la tête à la fenêtre, et même les pattes de devant sur le rebord : c'est haut!

Elle est vraiment chouette ma 6è vie.

Ce n'est pas comme la 5è. Ma maîtresse n'était pas méchante mais qu'est ce qu'elle était bête!

C'est vraiment dur de vivre avec des gens bêtes! Oh lalaaa! Elle parlait tout le temps. Elle me racontait tout de sa petite vie insignifiante, ne m'épargnais aucun de ses avis stupides. Je n'en pouvais plus!

Alors un jour, j'ai décidé de m'enfuir: j'ai filé entre ses jambes quand elle ouvrait la porte. Elle avait les bras chagés de courses (elle avait sans doute encore acheté ces horribles boîtes de pâté pour chat immangeables) et elle n'a pas pu me retenir.
J'ai eu de la chance car les voisins du dessous rentraient aussi au moment où j'arrivais près de la porte d'entrée (j'avais oublié qu'il y aurait encore une porte!). Et je me suis retrouvé dans la rue. Ouf!

Je n'ai pas profité longtemps de ma liberté: après 10 minutes, je me suis fait chopé par une voiture. Mais je m'en fichais: j'avais encore 4 vies. Et je sentais bien que la suivante serait meilleure.

Maintenant, je fais gaffe. Je ne sors plus. J'aime trop ma 6è vie.
Il faut que je vous avoue: je crois que je suis amoureux de ma maîtresse. Mais chuuut!....

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