Tu la voyais pas comme ça ta vie, Pas d'attaché-case quand t'étais p'tit, Ton corps enfermé, costume crétin, T'imaginais pas, j'sais bien. Moi aussi j'en ai rêvé des rêves. Tant pis. Tu la voyais grande et c'est une toute petite vie. Tu la voyais pas comme ça, l'histoire : Toi, t'étais tempête et rocher noir. Mais qui t'a cassé ta boule de cristal, Cassé tes envies, rendu banal ? T'es moche en moustache, en laides sandales, T'es cloche en bancal, p'tit caporal de centre commercial. {Refrain:} Tu la voyais pas comme ça frérot Doucement ta vie t'as mis K.-O. T'avais huit ans quand tu t'voyais Et ce rêve-là on l'a tous fait Dentelle première et premier chapeau C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Tambour binaire et premier sabot C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Dansant Quimper ou Landemau C'est pas toi qui y es C'est pas toi qu'es beau Soufflant tonnerre dans du roseau C'est pas toi qui y es Dans le bagad de Lann Bihouë Tu la voyais pas comme ça ta vie, Tapioca, potage et salsifis. On va tous pareils, moyen, moyen... La grande aventure, Tintin, Moi aussi, j'en ai rêvé des cornemuses. Terminé, maintenant. Dis-moi qu'est-c' qui t'amuse ? Tu la voyais pas ici, l'histoire. Tu l'aurais bien faite au bout de la Loire Mais qui t'a rangé à plat dans ce tiroir, Comme un espadon dans une baignoire ? T'es moche en week-end, tes mioches qui traînent, Loupé capitaine, bateau de semaine d'une drôle de fête foraine. (Alain Souchon)
Moi, je rèvais d'être écrivain ou danseuse étoile...
lundi 1 décembre 2008
jeudi 6 novembre 2008
Enorme

Je suis énorme! J'attends des septuplés.
Je ne peux plus bouger. Je reste là, sur mon lit, toute la journée. Comme une baleine échouée...
Je ne vois plus mes pieds. D'ailleurs, ai je encore des pieds? Je ne peux plus marcher.
Et mes seins! Comme des ballons d'hélium. Prêts à délivrer leur 14 litres de lait par jour. Je me vois avec ces 7 bébés, pendus à moi à l'heure de la tètée. Interminable, la tètée...
Je les sens dans mon ventre. Sept petits foetus, la tête en bas. Bien alignés, en rang serrés. Qui me donnent des coups de pieds.
Plus tard, j'installerai leur chambre à côté de la mienne: sept petits lits.
Comme dans Blanche-Neige...
Je ne peux plus bouger. Je reste là, sur mon lit, toute la journée. Comme une baleine échouée...
Je ne vois plus mes pieds. D'ailleurs, ai je encore des pieds? Je ne peux plus marcher.
Et mes seins! Comme des ballons d'hélium. Prêts à délivrer leur 14 litres de lait par jour. Je me vois avec ces 7 bébés, pendus à moi à l'heure de la tètée. Interminable, la tètée...
Je les sens dans mon ventre. Sept petits foetus, la tête en bas. Bien alignés, en rang serrés. Qui me donnent des coups de pieds.
Plus tard, j'installerai leur chambre à côté de la mienne: sept petits lits.
Comme dans Blanche-Neige...
jeudi 16 octobre 2008
La 6è vie d'un chat

Comme je suis un chat, j'ai neuf vies. j'en suis à la 6è. Je suis content, il m'en reste encore 3.
J'aime bien ma 6è vie. Un peu pantouflarde peut-être (je crois que je suis trop gros) mais je suis heureux. Ma maîtresse est gentille. Et en plus, elle est jolie: on croit que les chats s'en fichent mais moi, j'adore la regarder quand elle se balade en petite culotte, elle a de belles jambes.
Elle lit beaucoup. Elle a bon goût, c'est une femme intelligente. J'adore grimper sur son épaule, poser mes pattes sur sa poitrine, ma tête sous son menton et lui caresser les joues avec mes moustaches (je me fais un peu réprimander mais ça me fait toujours rire). Et puis, je lis avec elle. Bien sûr que les chats savent lire! Enfin, les autres, je ne sais pas. Mais moi, oui. Depuis ma 2è vie. Avec une prof de français qui donnait des cours particuliers tous les soirs et le samedi après-midi.
J'aime bien le cinéma aussi. Mademoiselle n° 6 est très cinéphile. Elle adore les films japonais. En VO s'il vous plait. Là, j'avoue, je ne comprends rien... Je regarde juste les images. Mais ça ne me dérange pas. je suis très facile à vivre, en fait.
J'adore mon 6è appartement. Sous les toîts de Paris. Au dernier étage. Parfois, je me fait peur, je passe la tête à la fenêtre, et même les pattes de devant sur le rebord : c'est haut!
Elle est vraiment chouette ma 6è vie.
Ce n'est pas comme la 5è. Ma maîtresse n'était pas méchante mais qu'est ce qu'elle était bête!
C'est vraiment dur de vivre avec des gens bêtes! Oh lalaaa! Elle parlait tout le temps. Elle me racontait tout de sa petite vie insignifiante, ne m'épargnais aucun de ses avis stupides. Je n'en pouvais plus!
Alors un jour, j'ai décidé de m'enfuir: j'ai filé entre ses jambes quand elle ouvrait la porte. Elle avait les bras chagés de courses (elle avait sans doute encore acheté ces horribles boîtes de pâté pour chat immangeables) et elle n'a pas pu me retenir.
J'ai eu de la chance car les voisins du dessous rentraient aussi au moment où j'arrivais près de la porte d'entrée (j'avais oublié qu'il y aurait encore une porte!). Et je me suis retrouvé dans la rue. Ouf!
Je n'ai pas profité longtemps de ma liberté: après 10 minutes, je me suis fait chopé par une voiture. Mais je m'en fichais: j'avais encore 4 vies. Et je sentais bien que la suivante serait meilleure.
Maintenant, je fais gaffe. Je ne sors plus. J'aime trop ma 6è vie.
Il faut que je vous avoue: je crois que je suis amoureux de ma maîtresse. Mais chuuut!....
J'aime bien ma 6è vie. Un peu pantouflarde peut-être (je crois que je suis trop gros) mais je suis heureux. Ma maîtresse est gentille. Et en plus, elle est jolie: on croit que les chats s'en fichent mais moi, j'adore la regarder quand elle se balade en petite culotte, elle a de belles jambes.
Elle lit beaucoup. Elle a bon goût, c'est une femme intelligente. J'adore grimper sur son épaule, poser mes pattes sur sa poitrine, ma tête sous son menton et lui caresser les joues avec mes moustaches (je me fais un peu réprimander mais ça me fait toujours rire). Et puis, je lis avec elle. Bien sûr que les chats savent lire! Enfin, les autres, je ne sais pas. Mais moi, oui. Depuis ma 2è vie. Avec une prof de français qui donnait des cours particuliers tous les soirs et le samedi après-midi.
J'aime bien le cinéma aussi. Mademoiselle n° 6 est très cinéphile. Elle adore les films japonais. En VO s'il vous plait. Là, j'avoue, je ne comprends rien... Je regarde juste les images. Mais ça ne me dérange pas. je suis très facile à vivre, en fait.
J'adore mon 6è appartement. Sous les toîts de Paris. Au dernier étage. Parfois, je me fait peur, je passe la tête à la fenêtre, et même les pattes de devant sur le rebord : c'est haut!
Elle est vraiment chouette ma 6è vie.
Ce n'est pas comme la 5è. Ma maîtresse n'était pas méchante mais qu'est ce qu'elle était bête!
C'est vraiment dur de vivre avec des gens bêtes! Oh lalaaa! Elle parlait tout le temps. Elle me racontait tout de sa petite vie insignifiante, ne m'épargnais aucun de ses avis stupides. Je n'en pouvais plus!
Alors un jour, j'ai décidé de m'enfuir: j'ai filé entre ses jambes quand elle ouvrait la porte. Elle avait les bras chagés de courses (elle avait sans doute encore acheté ces horribles boîtes de pâté pour chat immangeables) et elle n'a pas pu me retenir.
J'ai eu de la chance car les voisins du dessous rentraient aussi au moment où j'arrivais près de la porte d'entrée (j'avais oublié qu'il y aurait encore une porte!). Et je me suis retrouvé dans la rue. Ouf!
Je n'ai pas profité longtemps de ma liberté: après 10 minutes, je me suis fait chopé par une voiture. Mais je m'en fichais: j'avais encore 4 vies. Et je sentais bien que la suivante serait meilleure.
Maintenant, je fais gaffe. Je ne sors plus. J'aime trop ma 6è vie.
Il faut que je vous avoue: je crois que je suis amoureux de ma maîtresse. Mais chuuut!....
lundi 15 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
Etre une bonne mère. Ou pas.
Comme d'hab, image d'origine inconnue...Suis je une bonne mère?
Mais non, évidemment! C'est tellement difficile. Tous les jours, je sens que je fais mal. Tous les jours, la vie ruine mes bonnes intentions.
Souvent que je me dis que ce n'est pas important, que ce qui compte, c'est d'aimer. Mais trop d'amour blesse aussi. Et on peut aimer mal.
Et puis, ce serait trop facile.Il faut éduquer aussi. Les enfants ont besoin d'autorité, ma bonne dame! Mais à quelle dose? Et comment?
Et si, de nature, on en a pas?
Souvent, on les frustre, c'est inévitable.
Frustrer les enfants, ça les forme. Parfois. Mais si on ne le fait pas exprès, est-ce que ça vaut? Et puis, toutes les frustrations sont elles nécessaires? (même celles qu'on impose par négligence ou par paresse?)
Et la culpabilité? Est-ce que c'est sain? Est-ce que j'en fais trop?
Voilà où je voulais en venir: demain, mon fils expose à l'école. Oui mais demain justement, je ne suis pas libre. Or d'habitude, le vendredi après-midi, je suis libre. Mais pas demain.
Il est déçu évidemment. Aurais-je dû annuler le déjeuner chez mon ancienne collègue? A la dernière minute (c'est une expo surprise, les instits ont toujours des idées géniales!). Et la laisser en plan avec ses petits plats? Ai je bien fait de préférer ma collègue à mon fils?
Je ne sais pas. Mon fils boude ("maman est trop méchante"). Et moi, je m'en veux.
N.B.: sur un plan purement pratique, j'aurais dû laisser tomber ma collègue. Je ne la vois plus beaucoup, je ne l'entendrais même pas râler. Tandis que le fiston...
lundi 8 septembre 2008
Nadja
Inscription à :
Articles (Atom)


